Il y a 50 ans, l’école polytechnique s’ouvrait aux femmes !

Pour célébrer cet anniversaire, une grande soirée a été organisée à l’école militaire de Paris. 50 lycéennes d’Ile de France ont eu le privilège d’être invitées, dont Elodie et Aïna-Kéa, deux élèves du lycée Fustel de Coulanges. Elles étaient accompagnées par Mme Barbier et Mme Herrati, professeures de mathématiques.

Le 2 août 1972, sept femmes furent admises pour la première fois à Polytechnique, la très prestigieuse école d’ingénieurs. Créée en 1794 pour former des ingénieurs au service de l’État, l’école aura mis 178 ans à s’ouvrir aux femmes. Cinquante ans plus tard, elles sont des milliers à servir comme haut-fonctionnaires ou dans des grandes entreprises.

Major au concours d’entrée de Polytechnique en 1972, Anne Chopinet fut l’une d’entre elles en arrivant.

Voici un reportage diffusé au 20h de l’ORTF en 1972 : https://youtu.be/zTIWpWyS6sc

 

 

 

Le combat était loin d’être gagné !

Pour célébrer ce cinquantième anniversaire, une grande soirée a été organisée à l’école militaire de Paris. 50 lycéennes d’Ile de France ont eu le privilège d’être invitées, dont Elodie et Aïna-Kéa.

Tout d’abord, elles ont assisté à un discours d’Eric Labaye, président de l’École polytechnique et de l’Institut polytechnique de Paris, qui souhaite féminiser l’X. Aujourd’hui, 20 % de femmes sont admises à Polytechnique. Eric Labaye souhaiterait atteindre les 30 % de femmes d’ici 2026. Mais comment atteindre cet objectif dans la mesure où la proportion de jeunes filles en spécialité Mathématiques est aussi de 20 %, proportion qui diminue d’année en année ? Il faut donc donner envie aux jeunes filles d’aller dans les métiers scientifiques, elles ne doivent en aucun cas s’auto-censurer. La planète ne peut pas se passer de talents.

Puis, Elodie et Aïna-Kéa ont assisté à la projection du film « Polytechnicienne » où est présenté le parcours de 7 d’entre elles. Voici le lien, vous permettant d’accéder aux portraits de ces femmes : https://polytechnicienne.com/

Une table ronde a été organisée. Deux anciennes polytechniciennes, une étudiante, le directeur de Safran et une sociologue ont échangé quant au manque d’assurance des jeunes femmes à poursuivre des études scientifiques centrées sur les Mathématiques. Ces témoignages, pleins d’espoir, ont permis de convaincre les lycéennes présentes que tout est possible.

Cette cérémonie s’est clôturée par l’intervention de la Première ministre Élisabeth Borne, polytechnicienne diplômée en 1981 : « Il n’y a pas de destin tracé, il n’y a pas de chemin masculin ou féminin. Il n’y a que l’envie, le travail et le talent. » : https://youtu.be/rqBEM3ATbuY

 

 

Article rédigé par Mme Herrati, professeure de mathématiques .